My body is a cage that keeps me from dancing with the one i love, but my mind holds the key. (:

My body is a cage that keeps me from dancing with the one i love, but my mind holds the key.  (:
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Petit spleen dans la cuisine. __ La pendule rouillée balaye péniblement les grains d'sable du temps, comme un vieux technicien d'surface qui devient moins efficace qu'avant. La chambre des enfants est vide, comme le bide d'un affamé morbide. Le frigo ronronne, la cafetière mollarde et la radio chantonne. Le papier peint est délavé comme une feuille d'automne. Dans l'évier sont empilées nos années mouillées et nos souvenirs souillés. Par la fenêtre on peut voir l'hiver qui a étendu la nappe de sa blanche misère.Ce soir, les bougies posées sur la table en fornica de la cuisine te parent de maquillage, en découpant des ombres le long des contours de ton visage. Tes yeux, sur le dos courbé d'une vague ensommeillée sont en train de flotter, ta tête est posée dans la paume de ta main-oreiller ; tu as l'air épuisée, essoufflée.Pourquoi ne t'ai-je pas plus aidé ? Pourquoi n'ai-je pas été une canne au lieu d'un boulet ? Déjà je sent pousser sous mon futur cercueil les fleurs fades du regret. Au loin, sur la suie de la nuit scintille une automobile. Tu te retournes avec nonchalance et la fixe qui file. Est-ce que tu t'amuses encore à imaginer la vie des conducteurs de ces véhicules somnambules ? Est-ce qu'il t'arrives encore de rêver d'adopter un éléphant, de rire au vent, d'attendre impatiemment la neige pour pouvoir ressortir tes gants, ou de compter les étoiles, comme avant. À présent tu n'es plus que cette enfant enfermée dans le scaphandre du temps. Tu allumes une cigarette. Avec ta fumée je me tricote une écharpe. Tu es toujours aussi belle derrière ce rideau diaphane gris foncé. Tu as gardé cette grâce dans ta façon de dompter la fumée, cette négligence souple dans le geste de faire tomber tes miettes de cigarette dans le cendrier sans même regarder. Tu es la seule qui savait vivre sans regarder, avancer les yeux fermés, sans se retourner, ni jeter de coup d'½il sur les côtés ; et j'ai tout gâché. On sonne à la porte, machinalement tu te lèves, un petit troupeau de cotons fumeux t'escorte. Au passage, je te caresse la main. Les pétales de ta peau sont moins douces, plus froissées ; mais cette peau c'est la tienne, et c'est pour ça que je l'aime. Je t'effleure quelques mots que toi seule comprends. Tu réponds en un sourire que je n'avais pas croisé depuis bien longtemps. Ce p'tit sourire en coin, qui pince le c½ur, donne des couleurs au chagrin. Ce p'tit sourire en coin, qui semble tenir à un rien, comme un château d'sable frôlé par la vague qui va et vient.Tu pars pour ouvrir, tu cesses de sourire ; le monde relâche son soupire.Il y a bien longtemps que je n't'ai pas écris de poème. Il faudrait vraiment que je pense à te dire que je t'aime.Tu es cette femme usée, cette flamme fatiguée, cette fleur fanée que je n'ai pas su arroser.Même si certaines années l'hiver fut rude, je te jure que je n't'ai jamais aimé par habitude. Désolé de n'pas avoir été plus expressif, de ceux qui portent leur c½ur en pendentif. Je t'aimerai toujours, mon amour. Et la pendule rouillée balaye péniblement les grains d'sable du temps, comme un vieux technicien d'surface qui devient moins efficace qu'avant...

texte: Camille (L)
(cf. photo; petit bonhomme blond)

# Posté le mardi 01 avril 2008 15:02

Modifié le dimanche 25 octobre 2009 17:13

De ces débilités..

De ces débilités..
Croître, puisque les projets, les vrais, ne souffrent aucune latence. Quitter le grand champ estival, le parfum des tournesols a tourné court. Pousser sur le bêton. Bousculer le bétail de l'industrie. Tailler ses pieds à la pointure de la haute technologie. Marcher moderne. Déambuler dans le champ grisâtre d'hommes en costume qui vont et viennent d'escalators en ascenseurs, de bureau en buralistes, de buralistes en dés intox, de dés intox en dépression chronique. Se réjouir de la verdure qu'on cultive dans la banque de sa vie. Confiner, le gang familial au milieu des plus hauts murs qui soient. Semer, malgré tout, des graines de tournesol sur un lambeau de terre du champ qui vivait ici avant. Gaver ses progénitures de glaces couleurs arc-en-ciel, glaces à multi colorants douteux, gouteux, aussi gouteux qu'on dirait des vrais. Immobiliser les vagues chaleureuses sur du papier glacé de première qualité, d'un dernier arbre jeté. Acheter le soleil et ses boissons tropicales, et partir en quête d' « aventure », avec le strict nécessaire, et son hélicoptère. Ensevelir les petits nègres sous Hollywood et ses chewing-gums. Acheter la plage et ses poissons tropicaux, les mettre sous verre à la maison. Envoyer trente dollars cinquante à la Red Cross, ou quelque chose comme ça. Se plaindre du système. Regretter l'enfance, l'innocence et le temps des sucres d'orges qui faisaient de la vie le plus simple des paradis. Ecrire que la consommation c'est mal. Penser à mettre en marche l'arrosoir automatique, pour les tournesols quelque peu rachitiques. Voyager, encore et encore, de bêton en rizière, de rizière en bêton, d'hôtel en hôtel. S'asseoir. Ebauche amère d'un sourire, le regard inquiet face aux relents du remord, mais heureux de vivre encore, devant ses progénitures qui s'esclaffent sous les tournesols. Cesser de croître. Cesser de croire. Acheter une urne pour l'espace, afin de voir le monde tournoyer, et l'aiguille du temps fatiguer, au loin. Mourir. Et puis recommencer. Se recycler. De projet en projet, de flirt en flirt, de vie en vie
...


Projetons-nous dans les lois, tant que le loup y est pas. ("-_-", dirons-nous.)

# Posté le lundi 31 mars 2008 13:55

Modifié le dimanche 25 octobre 2009 17:13

i know this corner of the earth, it smiles at me.

i know this corner of the earth, it smiles at me.
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i read today in a magazine, that men don't like girls
who are shy & sad, so now i wear my magic smile, just for you,
i put my magic boots, i ride my magic horse. i am so brave i don't
fear anything i even feel gut's growing under my skirt.



see you later :).

# Posté le dimanche 30 mars 2008 16:32

Modifié le dimanche 25 octobre 2009 17:13